Peu de communes du bassin rennais concentrent autant de bâtiments professionnels anciens que Saint-Jacques-de-la-Lande. À 6,2 km au sud-ouest de Rennes, la ville de 9 776 habitants s'est développée autour de l'aéroport de Rennes Bretagne et de ses zones d'activités : ateliers, entrepôts et hangars montés dans les années 1960 à 1980, quand couvertures et bardages en fibrociment équipaient la quasi-totalité des constructions industrielles. Une partie de ces bâtiments est aujourd'hui en friche ou en attente de reconversion, et chaque projet de réhabilitation ou de démolition bute sur la même étape obligatoire : le retrait préalable des matériaux amiantés.
C'est notre terrain de prédilection sur la commune. Le désamiantage avant démolition d'un atelier jacquolandin enchaîne repérage RAAD, curage des couvertures, bardages et conduits, puis évacuation des déchets amiantés par transport ADR, avec un tonnage souvent supérieur à dix tonnes par bâtiment. Le quartier neuf de La Courrouze illustre ce recyclage urbain : les terrains militaires et industriels qui l'accueillent ont tous été dépollués et désamiantés avant que les grues n'arrivent.
Le bâti résidentiel n'est pas en reste. L'ancien bourg, autour de l'église et de la route de Nantes, aligne des maisons remaniées tout au long du XXe siècle : ardoises amiante-ciment, conduits de chaudière, dalles vinyle-amiante sous les linos. Le repérage amiante avant travaux reste le point de départ de toute rénovation d'un bien antérieur à juillet 1997. Nous appliquons ici les protocoles éprouvés sur nos chantiers de désamiantage à Rennes, et nous couvrons les communes proches avec des pages dédiées pour Chantepie et Pacé.