Château-Gontier-sur-Mayenne, 16 584 habitants à 80 km au sud-est de Rennes, est la sous-préfecture du sud de la Mayenne. Elle porte ce nom depuis le 1er janvier 2019, date à laquelle Azé et Bazouges l'ont rejointe pour former une commune nouvelle. La ville se lit de part et d'autre de sa rivière : la haute ville autour de l'église Saint-Jean-Baptiste, bâtie en grès roussard, et le faubourg Saint-Rémy sur la rive gauche. Ce bâti ancien de calcaire et de schiste est antérieur à l'amiante ; le risque se trouve dans tout ce qui a été construit ou remanié entre 1950 et 1997.
Château-Gontier vit de longue date du négoce agricole : son marché aux bovins est l'un des plus importants de France et l'agroalimentaire y a essaimé des halls, des quais, des ateliers et des entrepôts, notamment dans les zones d'activité en sortie de ville. Beaucoup sont couverts en plaques ondulées ou bardés d'amiante-ciment. Côté campagne, du côté d'Azé, de Bazouges et du bocage environnant, ce sont les étables, granges et hangars de stockage qui dominent, avec des surfaces de plusieurs centaines de mètres carrés par exploitation. Un retrait de couverture fibrociment y précède presque toujours une reprise en bac acier, et le curage avant démolition concerne les bâtiments trop dégradés pour être sauvés.
Le logement castrogontérien suit la même chronologie : lotissements des années 1960 à 1990 sur les hauteurs et dans les faubourgs, avec garages et appentis en plaques ondulées, dalles vinyle-amiante sous les revêtements d'origine et conduits de chaudière amiantés. Quelques petits collectifs des années 1960 ajoutent du calorifugeage dans leurs sous-sols. Nous descendons de Rennes en une heure trente, et notre réseau de pages couvre aussi Laval au nord et Segré-en-Anjou Bleu au sud, dans le prolongement de nos opérations de désamiantage à Rennes.