Saint-Malo compte 47 439 habitants et se trouve à 64 km au nord de Rennes. La commune telle qu'on la connaît date de 1967, quand la cité corsaire a fusionné avec Paramé et Saint-Servan : trois tissus urbains différents, donc trois profils amiante distincts. Intra-muros, il faut se souvenir d'août 1944 : la ville close a brûlé pendant une semaine et près de 80 % des bâtiments ont été détruits. La reconstruction menée de 1948 au début des années 1960 a restitué les façades en granit, mais avec les techniques de son temps derrière : conduits de fumée en amiante-ciment, plaques de doublage, dalles de sol collées.
Le second facteur est proprement malouin : l'air marin. Les embruns chargés de sel et les vents d'ouest attaquent le liant des plaques fibrociment beaucoup plus vite qu'à l'intérieur des terres. Sur les garages, les appentis et les abris de jardin des quartiers pavillonnaires de Paramé, de Rothéneuf, de Courtoisville ou de Saint-Ideuc, bâtis entre 1955 et 1980, les plaques se délitent, se couvrent de mousses et finissent par se fissurer : c'est exactement l'état dans lequel un matériau amianté devient émetteur de fibres. Une dépose de couverture fibrociment devient alors urgente, bien avant la date prévue de la réhabilitation.
Reste le Saint-Malo qui travaille : les hangars et ateliers du port de commerce, les cales de Quelmer et les bâtiments de la zone d'activités de la Grassinais, dont beaucoup ont été couverts ou bardés en amiante-ciment avant 1997. Sur ces emprises, le tonnage commande le devis. À l'opposé, une intervention intra-muros se joue sur l'accès : ruelles étroites, autorisation de voirie, avis de l'architecte des bâtiments de France sur tout ce qui se voit depuis l'espace public. C'est pourquoi un repérage avant travaux sérieux précède toujours notre chiffrage. Notre société de désamiantage à Rennes intervient sur toute la côte, avec des pages dédiées à Dinan et à Lamballe-Armor.