Segré-en-Anjou Bleu, 17 667 habitants à 77 km au sud-est de Rennes, est une commune nouvelle créée en 2016 : quinze anciennes communes y ont été réunies autour de Segré, de Sainte-Gemmes-d'Andigné à Noyant-la-Gravoyère, de Nyoiseau au Bourg-d'Iré, de Châtelais à Saint-Martin-du-Bois. Plus de deux cents kilomètres carrés de bocage et de vallées, celles de l'Oudon et de la Verzée. Le nom d'Anjou Bleu vient du schiste ardoisier qui a fait vivre le pays pendant des générations.

Ce passé industriel est la première source d'amiante segréenne. Les mines de fer de Segré et de Nyoiseau, les ardoisières de Noyant-la-Gravoyère exploitées jusqu'aux années 1980, ont laissé des ateliers, des halls de traitement, des vestiaires et des garages d'engins couverts ou bardés d'amiante-ciment, parfois doublés de réseaux calorifugés. Reconversion comme démolition imposent ici le même préalable : un repérage avant démolition suivi du curage, et l'évacuation en filière agréée se compte en dizaines de tonnes.

Le reste du territoire est agricole et résidentiel. Le bocage segréen est un pays d'élevage bovin et de volailles : stabulations, poulaillers et hangars de stockage y ont été couverts en plaques ondulées fibrociment de 1955 à 1990, avec plusieurs centaines de mètres carrés par exploitation. Dans les bourgs, les maisons de schiste et les lotissements des années 1960 à 1990 ajoutent garages, appentis, dalles vinyle-amiante et conduits de chaudière. Notre équipe de désamiantage à Rennes descend en une heure quinze, et nos pages voisines couvrent Château-Gontier-sur-Mayenne au nord et Châteaubriant à l'ouest.