Laval, préfecture de la Mayenne et 49 400 habitants, s'étire de part et d'autre de sa rivière à 69 km à l'est de Rennes. Le vieux Laval, celui du Vieux Château, du quartier du Bourg-Chevreau et d'Avesnières, est bâti en tuffeau et en schiste bien avant que l'amiante n'entre dans la construction : sur ces maisons, le risque vient des interventions du XXe siècle, pas des murs. Tout change dès qu'on passe la ceinture des boulevards, là où la ville s'est étendue après la Seconde Guerre mondiale pour loger les ouvriers de la toile et des industries mécaniques.
Les grands ensembles lavallois sortis de terre entre 1955 et 1975, à Saint-Nicolas, aux Fourches ou du côté de Murat, sont le premier gisement d'amiante de la ville. On y retrouve la signature complète de l'époque : dalles vinyle-amiante de 25 x 25 cm collées à la colle bitumineuse noire, conduits techniques en amiante-ciment, et surtout le calorifugeage des réseaux de chauffage dans les sous-sols et les chaufferies collectives. Syndics et bailleurs lavallois nous appellent généralement au moment d'un remplacement de chaudière ou d'une réfection de sols, quand le dossier technique amiante impose un repérage avant travaux puis un retrait sous confinement.
La couronne pavillonnaire, de Grenoux à Hilard en passant par les Pommeraies et Thévalles, présente un profil plus classique : garages, appentis et abris de jardin couverts en plaques ondulées entre 1965 et 1990, parfois une couverture fibrociment complète sur la maison elle-même. Dans les zones d'activité des Touches et de Bel Air, ce sont des ateliers et des entrepôts entiers qu'il faut découvrir, avec des tonnages qui changent complètement le chiffrage. Notre équipe de désamiantage à Rennes rejoint Laval en cinquante minutes par l'A81, et couvre aussi le sud du département avec une page dédiée à Château-Gontier-sur-Mayenne comme le pays de Vitré sur la route du retour.