Châteaubriant, 12 260 habitants, se trouve à 49 km au sud de Rennes, exactement à la charnière de la Loire-Atlantique, de l'Ille-et-Vilaine et de la Mayenne. La ville s'organise autour de son château Renaissance, du vieux quartier de Béré et de son église romane, et de la Chère qui la traverse. Ce bâti ancien ne concerne pas l'amiante : ce qui intéresse un désamianteur ici, c'est le siècle industriel qui a fait la ville moderne.
La métallurgie agricole a structuré Châteaubriant pendant cent ans, avec des ateliers de fabrication de matériel de labour qui employaient des milliers de personnes. Ces emprises, du secteur de la Ville-au-Roi aux abords de la gare, ont laissé des halls, des ateliers et des entrepôts à toiture ondulée et bardage amiante-ciment, souvent doublés de calorifugeages sur d'anciens réseaux de vapeur. Une partie a été reconvertie, une autre attend encore, et rien ne se démolit ici sans curage préalable et RAAD, et l'évacuation se compte en dizaines de tonnes.
Le logement castelbriantais suit la même histoire : les cités et immeubles bâtis pour les ouvriers entre 1948 et 1975 ont leurs dalles vinyle-amiante, leurs conduits et leurs plaques de doublage ; les lotissements de La Torche et de Choisel, développés jusqu'aux années 1990, ajoutent garages et appentis en plaques ondulées. Enfin le bocage castelbriantais, vers Erbray et Soudan, aligne les étables et hangars à découvrir. Nous descendons de Rennes en moins d'une heure par la D 163, et nos pages voisines couvrent Vitré au nord et Segré-en-Anjou Bleu à l'est, en complément de notre activité de désamiantage à Rennes.